Des conseils, des remarques, des explications pour aider ceux qui partent à la recherche de leurs ancêtres.
Joseph HALBIG est né le 31 décembre 1865 à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). Fils de Joseph, un tailleur d’habit autrichien marié à une française, Virginie Joséphine MAURICE, sage-femme de son métier.
Il se marie le 5 août 1886 à Saint-Maur-des-Fossés avec Joséphine Alexandrine UNZEL (dont le grand-père paternel était allemand). Celle-ci mourut le 4 août 1902 au même lieu. Une fille, Gabrielle Joséphine Frédérique, naît le 18 septembre 1887 à Saint-Maur-des-Fossés (celle-ci se marie le 17 février 1937, au même endroit, et décéde le 2 septembre 1976 à Orbec-en-Auge, Calvados).
Au début de l’année 1896, ils s’installent avec sa femme et sa fille au n° 205 de la rue Saint-Antoine, Paris 4e. Ce numéro 205 devint le numéro 10 de la rue lors de la nouvelle numérotation de la rue (entre 1900 et 1907).
Après le décès de sa femme en 1902, il se passe plusieurs années avant qu’il ne se remarie, le 29 juillet 1907 à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) avec une couturière divorcée, Marthe Marie Louise EME, âgée de 37 ans. L’un des témoins à ce mariage fut l’artiste peintre Germain Eugène BONNETON.
Joseph HALBIG et ce dernier étaient en effet membres du Cercle des Gobelins et des Beaux-Arts, groupe qui exposa notamment fin 1911 à la mairie du XIIIe arrondissement. Le journaliste exprime ainsi son sentiment sur les tableaux du dentiste : « M. Halbig a noté la mélancolie de certaines rues dans un sentiment qui atteint à la tristesse » (La Chronique des arts et de la curiosité, 21 oct. 1911 – Gallica). C’est vraisemblablement à la suite de cette exposition qu’il fut fait Officier d’Académie comme « artiste peintre à Paris », en janvier 1912 (il expose encore cette année-là).
On peut apercevoir les panneaux publicitaires sur la façade de l’immeuble faisant référence à son activité de dentiste. En grosses lettres : « HALBIG DENTISTE » et en plus petites, des informations diverses dont on ne peut lire que « sur or » et « depuis 10 (?) ».
Trop âgé déjà, il n’est pas appelé sous les drapeaux lors de la Première guerre mondiale. Il poursuit son activité de dentiste à cette adresse jusqu’en 1922 pour le moins. Sa seconde femme est décédée le 26 avril 1921 (Paris 14e). En 1925 il ne vit plus à cette adresse et le 24 (?) juin 1927 il décède à Saint-Maur-des-Fossés.